Cuba reste un pays sûr pour les voyageurs, mais un pays de pénuries : eau, savon, médicaments et électricité manquent souvent. Emportez du liquide, une trousse à pharmacie, une batterie externe, et méfiez-vous des faux cigares et des rabatteurs. Préparez aussi votre connexion avant le départ.
Cuba est une destination formidable, mais qui ne se prépare pas comme les Caraïbes voisines. On n’y arrive pas les mains dans les poches en comptant sur sa carte bleue et le Wi-Fi de l’hôtel. Le pays traverse une période difficile, et un peu d’anticipation change tout votre séjour.
Voici les conseils qui comptent vraiment, ceux que les voyageurs répètent une fois rentrés, loin des généralités des brochures.
Sécurité : le vrai niveau de risque
Rassurez-vous d’emblée : Cuba reste l’un des pays les plus sûrs de la région pour les voyageurs. La criminalité violente contre les touristes est rare. Vous pouvez vous promener le soir à La Havane Vieja ou à Trinidad sans crainte particulière.
Les vrais désagréments sont plus prosaïques : le vol à la tire dans les lieux bondés, et surtout l’arnaque. Gardez vos affaires près de vous dans les bus et sur le Malecón, laissez le passeport et le gros du liquide à la casa, et voyagez avec une photocopie sur vous.
Les pénuries, la vraie difficulté du moment
C’est le point que les brochures passent sous silence et qui pèse le plus au quotidien. Cuba traverse en 2026 une crise logistique sérieuse : pénuries de carburant, coupures d’électricité fréquentes, et manque de produits de base, de la nourriture aux médicaments.
Concrètement, attendez-vous à des coupures de courant parfois longues, qui coupent aussi la climatisation, l’eau chaude et parfois l’eau tout court. Le carburant se raréfie, ce qui peut retarder les bus et les excursions. Et en magasin, des produits d’hygiène banals comme le savon, le papier toilette ou le dentifrice sont difficiles à trouver.
La parade est simple : venez équipé. Une batterie externe puissante, une lampe frontale, de quoi tenir côté hygiène, et une bonne dose de patience. Voyez ces contraintes pour ce qu’elles sont, une facette du pays, pas un motif de renoncer.
Les arnaques à connaître
Elles sont rarement méchantes, mais elles reviennent tout le temps. En connaître le mode d’emploi suffit à les désamorcer.
- Les faux cigares : c’est l’arnaque numéro un, elle représente l’essentiel des plaintes déposées par les touristes auprès de l’ambassade. On vous propose dans la rue des boîtes de grandes marques « sorties de l’usine ». C’est du toc. Achetez vos cigares en boutique officielle, avec sceau et facture.
- Les jineteros : ces rabatteurs très insistants vous entraînent vers un restaurant, une casa ou un « festival exceptionnel du jour ». Ils touchent une commission ajoutée à votre note. Un « non gracias » ferme et souriant règle l’affaire.
- Les taxis sans compteur : fixez toujours le prix avant de monter, jamais après. Ayez une idée du tarif à l’avance en demandant à votre hôte.
- La monnaie rendue : recomptez, surtout quand on vous rend en pesos. Les erreurs « en votre défaveur » ne sont pas rares.
Argent et paiements
Le sujet mérite toute votre attention avant le départ. Emportez tout votre budget en espèces, en euros ou en dollars. Les distributeurs sont rares et souvent hors service, et les cartes de banques américaines ne passent pas.
Sur place, casas, paladares et taxis privés acceptent souvent les devises directement, à parité 1 $ = 1 €. Gardez quelques pesos cubains pour les petits achats de rue. Changez de petites sommes à la fois, le taux bouge et vous n’avez pas besoin de tout convertir d’un coup.
Santé et pharmacie
Ne partez pas sans une trousse à pharmacie complète : c’est le conseil que tous les voyageurs martèlent. Les pharmacies cubaines manquent cruellement de stock.
- Antidouleurs, antibiotiques (sur ordonnance), anti-diarrhéiques, pansements, désinfectant.
- Protection solaire et anti-moustiques, indispensables.
- Vos médicaments personnels en quantité suffisante pour tout le séjour.
- De l’eau : buvez en bouteille ou filtrée, l’eau du robinet n’est pas potable pour un estomac non habitué. Une gourde filtrante limite les déchets.
Une assurance voyage avec rapatriement est vivement recommandée, elle est d’ailleurs exigée à l’entrée du territoire.
- Tout le budget en espèces (euros ou dollars), plus une réserve d’urgence.
- Trousse à pharmacie complète, savon, papier toilette, anti-moustiques.
- Batterie externe et lampe frontale pour les coupures de courant.
- Cartes hors ligne téléchargées avant le départ.
- eSIM ou cartes Wi-Fi préparées pour rester joignable.
Culture et savoir-vivre
Les Cubains sont chaleureux et débrouillards, dans un contexte économique très dur. Quelques gestes font la différence. Un pourboire de quelques euros à votre hôte ou votre guide compte énormément vu le niveau des salaires. Apporter dans vos bagages quelques articles qui manquent sur place, savon, stylos, médicaments courants, à laisser à votre casa, est toujours apprécié.
Un mot d’espagnol ouvre toutes les portes : peu de Cubains parlent anglais ou français hors des circuits très touristiques. Et évitez les débats politiques frontaux en public, par respect pour vos interlocuteurs.
Ce qui fait plaisir sur place
Voici une pratique qui ne coûte presque rien et qui change les rencontres. Dans un pays en pénurie, apporter quelques articles courants à laisser à vos hôtes est très apprécié. Rien d’ostentatoire, juste utile.
- Des produits d’hygiène : savon, dentifrice, brosses à dents, protections hygiéniques.
- Des fournitures scolaires : stylos, cahiers, crayons de couleur pour les enfants.
- Des médicaments courants non périmés : paracétamol, pansements, vitamines.
Ces gestes créent un vrai lien avec les familles qui vous accueillent, bien au-delà de la transaction touristique. Et ils allègent votre valise pour le retour.
Rester joignable sur place
Se connecter à Cuba n’a rien d’automatique, et c’est peut-être le plus grand écart avec le reste des Caraïbes. Le réseau appartient à l’opérateur d’État, le Wi-Fi public passe par des cartes à recharger dans des points d’accès, et la couverture mobile faiblit vite hors des villes.
Pour rester joignable sans courir après une carte ETECSA à l’arrivée, préparez une eSIM pour Cuba avant le départ. Elle se connecte par itinérance au réseau mobile cubain en 3G/4G dans les principales villes. Une précision honnête : la data à Cuba reste lente et inégale hors des zones touristiques, aucun opérateur ne peut promettre le contraire. Téléchargez donc aussi vos cartes hors ligne.
L’atout d’Orange ici, ce sont ses accords d’itinérance qui vous branchent sur le réseau local sans démarche, avec une assistance 24/7 et une eSIM 100 % remboursée si vous ne l’utilisez pas. De quoi partir l’esprit tranquille, même dans un pays où la connexion se mérite.
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