Sur place, un budget voyage Cuba tient en 40 à 70 € par jour en mode routard, en dormant en casa particular (20-45 €) et en mangeant chez l’habitant (10-15 €). Emportez tout en espèces (euros ou dollars) : les cartes passent mal. Comptez environ 1 200 € pour une semaine, vol inclus.
Cuba a la réputation d’une destination bon marché. C’est vrai pour l’hébergement et la nourriture, beaucoup moins pour le vol et pour tout ce qui touche aux devises. Le vrai piège du budget, ce n’est pas le prix des choses, c’est la gestion de l’argent liquide.
Voici un budget détaillé, poste par poste, avec les chiffres de 2026 et les erreurs qui font gonfler la note.
Le budget global d’un séjour à Cuba
Tout dépend de votre style de voyage. Voici trois profils réalistes, hors billet d’avion.
| Profil | Par jour / pers. | 10 jours / pers. |
|---|---|---|
| Routard (casas + bus + paladares) | 40-70 € | ~800 € |
| Confort (bons hôtels + taxis privés) | 90-130 € | ~1 300 € |
| Haut de gamme (resorts, excursions guidées) | 180 €+ | 1 500 €+ |
Ajoutez le vol : 500 à 950 € l’aller-retour Paris-La Havane selon la saison. Une semaine tout compris pour un couple en formule routard revient souvent autour de 1 200 € par personne, vol inclus. Le poste qui pèse le plus n’est ni le lit ni l’assiette, c’est l’avion.
La monnaie et le change : le vrai casse-tête cubain
C’est le point qui déroute tous les primo-voyageurs. La double monnaie a disparu, tout se libelle désormais en peso cubain (CUP). Mais dans le tourisme, une bonne partie des paiements se fait en devises étrangères, en espèces.
Concrètement, dans une casa, un paladar (restaurant privé) ou un taxi privé, vous pouvez souvent payer directement en euros ou en dollars. Sur place, ces deux devises sont traitées à parité, à peu près 1 $ = 1 €. Le CUP vous servira surtout pour les petits achats de rue, un café, un jus, un trajet en bus urbain.
Un mot sur le taux : il existe un taux officiel de la banque et un taux du marché informel, nettement plus élevé, où l’euro et le dollar s’échangent bien mieux. Ces taux bougent vite et l’écart peut être important, alors renseignez-vous sur la valeur du jour avant de changer. Changez de petites sommes à la fois et gardez le gros de votre budget en devises.
Le conseil qui compte le plus : emportez tout votre budget en espèces avant de partir. Les distributeurs sont rares et souvent vides, et les cartes émises par des banques américaines ne fonctionnent tout simplement pas. Prévoyez aussi une marge de sécurité, car retirer du liquide sur place relève parfois du parcours du combattant.
Hébergement : la casa particular gagne à tous les coups
La casa particular, la chambre chez l’habitant, est la meilleure formule à Cuba, sur le prix comme sur l’expérience. Vous soutenez directement une famille et vous mangez souvent mieux que dans bien des restaurants.
- En province (Trinidad, Viñales, Santa Clara) : 20 à 25 € la chambre double.
- À La Havane : autour de 30 à 45 € pour une bonne adresse dans la Habana Vieja ou le Vedado.
- Petit-déjeuner maison : environ 5 €, avec œufs, fruits tropicaux, café serré et jus frais. Il cale pour la matinée, prenez-le.
Les hôtels d’État sont souvent plus chers et moins chaleureux. Réservez-en un seulement pour une nuit à l’arrivée si vous atterrissez tard.
Repas et boissons
Manger à Cuba coûte peu si vous savez où aller. La règle que j’applique : si la carte est plastifiée, imprimée en anglais et affichée en dollars, vous payez le tarif touriste. Si les prix sont écrits à la main sur une ardoise, vous êtes au bon endroit.
- Dîner dans un paladar : à partir de 10 €, souvent copieux (riz, haricots, poulet ou poisson, plantain).
- Repas chez l’habitant : 12 à 15 € pour un menu complet, la meilleure cuisine du pays.
- Cafétérias et stands de rue : quelques dizaines de pesos pour un sandwich, une pizza ou un jus.
- Mojito ou cerveza : 2 à 4 € dans un bar, moins dans une échoppe locale.
Transports
Pour les longues distances, deux options dominent. Le bus Viazul, climatisé et pensé pour les étrangers, relie les grandes villes à partir de 6 € et jusqu’à une soixantaine d’euros pour les longs trajets. Une nouvelle grille tarifaire est entrée en vigueur au 1er juin 2026.
Le taxi collectif (colectivo ou almendrón), ces vieilles américaines qui partent une fois pleines, suit les mêmes itinéraires. Il coûte environ le prix d’un Viazul plus 30 à 50 %, mais il est plus rapide et plus souple. Pour un groupe de trois ou quatre, c’est souvent le meilleur calcul.
En ville, un trajet en taxi jaune officiel, en coco-taxi ou en almendrón se négocie toujours avant de monter. Le train, lui, est à l’abandon, ne comptez pas dessus.
- Emportez tout en espèces (euros ou dollars), les cartes passent mal.
- Payez casas, paladares et taxis en devises, gardez le CUP pour les petits achats.
- Négociez le prix des taxis avant de monter, jamais après.
- Prévoyez une pharmacie de base : savon, dentifrice et médicaments manquent souvent en magasin.
- Gardez une réserve d’urgence : retirer du liquide sur place est aléatoire.
Activités et extras
Les grandes dépenses plaisir restent abordables. Une balade en voiture américaine décapotable dans La Havane coûte 30 à 50 € l’heure. Une excursion à la journée dans la vallée de Viñales ou vers le Valle de los Ingenios revient à 30 à 60 € selon le mode de transport. L’entrée des musées et sites reste modeste, souvent quelques euros.
Prévoyez aussi un budget pourboires. À Cuba, les salaires officiels sont très bas, et un pourboire de quelques euros à votre hôte ou votre guide fait une vraie différence.
Le budget connexion, souvent oublié
C’est le poste que personne n’anticipe et qui gâche des soirées entières. Se connecter à Cuba n’a rien d’évident : le réseau appartient à l’opérateur d’État, le Wi-Fi public passe par des cartes à recharger et la data mobile est chère car le marché est un monopole.
Deux approches. Soit vous achetez des cartes Wi-Fi ETECSA sur place et vous vous connectez depuis les points d’accès et hôtels, une solution économique mais lente et contraignante. Soit vous préparez une eSIM pour Cuba avant le départ, qui se connecte par itinérance au réseau mobile en 3G/4G dans les villes, sans file d’attente ni démarche.
Soyons honnêtes sur le prix : à Cuba, la data reste plus onéreuse qu’ailleurs, c’est structurel. Mais avec Orange, ses accords d’itinérance et son eSIM 100 % remboursée si vous ne l’utilisez pas, vous savez à l’avance ce que vous payez, sans mauvaise surprise de roaming.
Envie de partir à Cuba avec un budget maîtrisé, connexion comprise ?

