Le road trip en Albanie idéal en 10 jours forme une boucle depuis Tirana : Berat, la descente du col de Llogara vers la Riviera, les plages de Dhërmi à Ksamil, Saranda et Butrint, retour par Gjirokastër. Comptez 2 heures de route par jour en moyenne. Une berline suffit, les routes principales sont bonnes. Meilleure période : mai-juin ou septembre.
L’Albanie est un pays taillé pour le road trip. Petit, elle enchaîne en peu de kilomètres les villes ottomanes, les plages ioniennes et les cols de montagne, avec des distances courtes et des paysages qui changent toutes les heures.
Voici un itinéraire de 10 jours qui a fait ses preuves, avec les étapes, les temps de route réels et les conseils qui évitent les erreurs classiques.
Pourquoi l’Albanie en road trip
Sur deux semaines de conduite, on cumule à peine 25 à 30 heures de route, soit moins de 2 heures par jour en moyenne. C’est l’un des grands atouts du pays : on voit énormément sans passer sa vie au volant.
Le road trip est aussi le seul moyen d’atteindre les criques sauvages, les villages perchés et les points de vue que les bus ne desservent pas. Pour un vrai contact avec le pays, la voiture s’impose.
L’itinéraire de 10 jours, jour par jour
Cette boucle par le sud offre le meilleur équilibre entre villes, plages et montagnes. Elle démarre et se termine à Tirana, où vous récupérez la voiture à l’aéroport.
| Jour | Étape | Temps de route |
|---|---|---|
| 1-2 | Tirana (ville, Bunk’Art, Dajti) | Sur place |
| 3 | Berat, la ville aux mille fenêtres | ~2h |
| 4 | Vlorë & descente du col de Llogara | ~2h30 |
| 5-6 | Riviera : Dhërmi, Himarë, criques | Courtes étapes |
| 7-8 | Saranda, Ksamil & Butrint | ~1h30 |
| 9 | Blue Eye & Gjirokastër | ~1h30 |
| 10 | Retour à Tirana | ~3h30 |
Tirana, Berat et le sud culturel
Commencez par deux jours à Tirana pour l’énergie de la capitale et ses musées uniques. Cap ensuite sur Berat, classée UNESCO, dont les maisons ottomanes empilées à flanc de colline lui valent le surnom de « ville aux mille fenêtres ». Montez à sa citadelle habitée, encore ceinte de remparts.
La Riviera, cœur du voyage
Le morceau de bravoure, ce sont les jours 4 à 8 sur la Riviera. Après le col de Llogara, enchaînez les villages côtiers : Dhërmi et sa longue plage, Himarë plus tranquille, les criques de Gjipe, puis Ksamil et ses îlots. Basez-vous à Saranda pour visiter Butrint.
Le retour par Gjirokastër
Sur le chemin du retour, arrêtez-vous au Blue Eye puis à Gjirokastër, l’autre ville-musée UNESCO, avec son immense château et ses maisons-tours de pierre. C’est la ville natale de l’écrivain Ismail Kadaré et de l’ancien dictateur Enver Hoxha, un lieu chargé d’histoire.
La plus belle route : le col de Llogara
Si une portion de ce road trip reste gravée, c’est la descente du col de Llogara. La route grimpe à plus de 1 000 mètres à travers un parc national de pins, puis bascule d’un coup sur la mer Ionienne en une cascade de lacets.
Le contraste est saisissant : la montagne d’un côté, le bleu profond de la mer de l’autre. Prenez votre temps, multipliez les arrêts photo aux belvédères, et roulez de jour pour en profiter pleinement. C’est là que la voiture prend tout son sens.
- Boucle sud en 10 jours : Tirana, Berat, Riviera, Saranda, Gjirokastër.
- Moins de 2 heures de route par jour : profitez des étapes.
- Une berline suffit, sauf pour les pistes de montagne isolées.
- Réservez les logements de la Riviera à l’avance en été.
- Faites le plein régulièrement : les stations se raréfient en montagne.
Prolonger vers le nord
Avec quatre à cinq jours de plus, ajoutez le nord sauvage, plus spectaculaire encore. Depuis Shkodër, embarquez sur le ferry du lac de Koman, une traversée de fjord entre des parois abruptes, souvent citée comme la plus belle de tout le voyage.
Poussez ensuite vers Valbona et Theth, au cœur des Alpes albanaises, pour la randonnée entre les deux vallées, l’un des plus beaux treks des Balkans. Attention, l’accès à Theth se fait par une route de montagne exigeante, et le réseau y est faible : préparez votre navigation hors ligne.
Voiture, conduite et budget
Côté voiture, comptez 30 à 50 € par jour plus le carburant, récupérée à l’aéroport de Tirana. Une citadine ou une berline suffit pour l’itinéraire classique ; réservez plus haut sur roues seulement si vous visez les pistes isolées du nord.
La conduite demande de la vigilance : dépassements nerveux, piétons sur la chaussée, éclairage rare la nuit. Roulez de jour, gardez vos distances, et faites l’état des lieux du véhicule en photos avant de partir pour éviter les litiges au retour. Le permis français suffit.
Quand partir
Les meilleures fenêtres sont mai-juin et septembre : météo douce, cols dégagés, mer baignable et circulation raisonnable. Le printemps offre en prime une campagne verte et fleurie.
Évitez la première quinzaine d’août, où la Riviera est saturée et les routes côtières embouteillées. En hiver, les cols de montagne peuvent être enneigés et de nombreux commerces de la côte ferment, ce qui limite l’intérêt d’un road trip.
Rester connecté sur la route
Un road trip repose entièrement sur la navigation. Or les routes de montagne albanaises sont mal indiquées, les villages se ressemblent sur une carte, et le réseau se fait rare précisément dans les vallées et sur les corniches. Sans data fiable, on se perd vite.
Le piège coûteux, c’est le roaming : l’Albanie étant hors Union européenne, laisser tourner son forfait revient cher. La solution simple, c’est d’activer une eSIM Albanie avant le départ. Grâce à nos accords de roaming, elle se raccorde à plusieurs réseaux locaux et bascule sur le meilleur signal, ce qui compte double sur les routes isolées. Pensez aussi à télécharger vos cartes hors ligne en complément.
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