Pour visiter Busan, comptez 2 jours pleins. Les incontournables : le village peint de Gamcheon, le temple en bord de mer Haedong Yonggungsa, les plages de Haeundae et Gwangalli, le marché aux poissons Jagalchi. Depuis Séoul, le KTX met environ 2h15. Téléchargez Naver Map avant de partir, Google Maps reste incomplet en Corée.
Busan est la deuxième ville de Corée du Sud, posée tout au sud, là où les montagnes plongent dans la mer du Japon. Le relief y fait tout : des collines couvertes de maisons jusqu’à la crête, des plages au pied des gratte-ciel, et des sentiers côtiers qui surplombent l’eau. On respire mieux qu’à Séoul, et le rythme est plus lent.
C’est le complément idéal de la capitale. Deux jours suffisent pour en voir l’essentiel, et la liaison en train à grande vitesse rend l’aller-retour facile. Voici les vrais incontournables de Busan, dans l’ordre où je les enchaînerais, avec les horaires et les détails pratiques qui changent une journée.
Gamcheon Culture Village
C’est l’image qu’on retient de Busan : un versant de colline couvert de maisons cubiques peintes en bleu, rose, jaune, reliées par un dédale d’escaliers et de ruelles. Surnommé le « Machu Picchu de Busan », Gamcheon était un quartier pauvre né après la guerre de Corée, réhabilité par les habitants et des artistes au début des années 2010. Aujourd’hui, fresques murales, petites galeries et cafés s’y enchaînent.
Mon conseil compte ici plus qu’ailleurs : venez avant 10h, en semaine. Le week-end, le quartier déborde de monde, on fait la queue pour les points photo connus, et la lumière du matin sur les façades est bien meilleure. Gardez en tête que des gens habitent toujours ces ruelles. On reste discret, on ne s’invite pas dans les cours privées.
Le temple Haedong Yonggungsa
La plupart des temples coréens se cachent en montagne. Haedong Yonggungsa fait l’inverse : il est accroché aux rochers, face à la mer, au nord-est de la ville. Fondé en 1376 sous la dynastie Goryeo par le maître Naong, qui le voulait « temple de la mer de l’Est », c’est l’un des rares temples bouddhistes du pays en bord de mer. On y descend par un escalier de 108 marches, et le bruit des vagues accompagne la visite.
Deux bonnes nouvelles : l’entrée est gratuite, et le site reste spectaculaire même sous un ciel gris. Le bémol, c’est l’accès. Le temple n’est pas relié directement au métro, comptez un trajet en bus ou en taxi depuis le centre. Prévoyez-le dans votre journée, et venez tôt : au lever du soleil pour la lumière, ou avant midi avant l’arrivée des cars de tourisme.
Les plages : Haeundae et Gwangalli
Busan est la ville balnéaire de la Corée, et deux plages valent le détour pour des raisons différentes.
Haeundae
La plus grande et la plus connue : environ 1,5 km de sable, entre la presqu’île boisée de Dongbaekseom et le cap de Mipo. C’est le cœur touristique de la ville, bordé d’hôtels et de restaurants. En été, elle se couvre de parasols et devient électrique en juillet-août. Hors saison, la balade le long de l’eau jusqu’à Dongbaekseom reste agréable et tranquille.
Gwangalli
Plus jeune, plus animée le soir. Son atout, c’est la vue : le pont Gwangan s’illumine à la tombée de la nuit, juste en face. Installez-vous à une terrasse de café ou de bar les pieds presque dans le sable, attendez l’allumage. C’est le meilleur spot gratuit de la ville pour finir une journée.
Le Blueline Park et la Sky Capsule
Le long de la côte à Haeundae, l’ancienne voie ferrée est devenue le Haeundae Blueline Park, l’une des plus belles balades de bord de mer du pays. Deux façons d’en profiter, en plus de marcher le long du littoral :
- La Sky Capsule : de petites cabines colorées suspendues qui glissent sur environ 2 km, de Mipo à Cheongsapo, à hauteur des arbres et de la mer. Très demandée, réservez si possible.
- le Beach Train : un petit train panoramique qui couvre un trajet plus long, de Mipo à Songjeong, idéal pour rejoindre une autre plage en longeant la côte.
Mon arbitrage : si vous devez choisir, la Sky Capsule pour la vue et la photo, le Beach Train si vous voulez vraiment vous déplacer le long du littoral.
- La carte de transport T-money de Séoul fonctionne aussi à Busan : pas besoin d’en racheter une. Le métro de Busan est plus petit que celui de la capitale, alors vous prendrez plus souvent le bus, et la même carte sert pour les deux.
Marché Jagalchi et Nampo-dong
À Nampo-dong, dans le vieux Busan, le marché Jagalchi est le plus grand marché aux poissons du pays. Allez-y le matin, quand l’arrivage est frais et l’ambiance la plus vive. Le principe est simple : vous choisissez votre poisson ou vos fruits de mer en bas, on les prépare, et vous montez les manger cuisinés à l’étage. Pour goûter la vraie cuisine de la mer à Busan, c’est l’adresse.
Le quartier mérite qu’on y traîne. BIFF Square, qui doit son nom au festival international du film de Busan, concentre les stands de street food : essayez les ssiat hotteok, ces galettes sucrées fourrées aux graines et au sucre fondu, une spécialité locale. Tout se fait à pied depuis le marché.
Les plus beaux panoramas
Busan est une ville de points de vue. Trois valent le coup selon le moment de la journée :
- BUSAN X the Sky : l’observatoire en haut d’une tour de Haeundae, l’un des plus hauts du pays. Vue plongeante sur la plage et la baie.
- Busan Tower, dans le parc Yongdusan au-dessus de Nampo-dong : pratique à enchaîner après le marché Jagalchi, en plein centre.
- Le pont Gwangan illuminé, vu depuis la plage de Gwangalli : gratuit, et sans doute le plus beau au coucher du soleil.
Que faire à Busan en 2 jours ?
Deux jours suffisent pour les essentiels sans courir. Voici comment je répartirais le séjour.
| Moment | Jour 1 : la ville et le marché | Jour 2 : mer et temple |
|---|---|---|
| Matin | Gamcheon avant 10h | Temple Haedong Yonggungsa |
| Midi | Marché Jagalchi & Nampo-dong | Déjeuner à Haeundae |
| Après-midi | BIFF Square & Busan Tower | Blueline Park & BUSAN X the Sky |
| Soir | Seomyeon, vie nocturne | Gwangalli & pont Gwangan illuminé |
Où dormir : Haeundae pour la plage et la vue mer, idéal pour une première fois ; Nampo-dong ou Seomyeon pour être au centre, près du marché et des transports ; Gwangalli pour la vue sur le pont illuminé le soir.
Y aller depuis Séoul et se déplacer
Le plus simple pour rejoindre Busan depuis Séoul, c’est le KTX, le train à grande vitesse. Comptez environ 2h15 de trajet pour un billet autour de 59 000 ₩ en seconde classe, jusqu’à 70 départs par jour. Réservez à l’avance le week-end et pendant les vacances coréennes, les places partent vite. Sur place, le métro de Busan est moins étendu qu’à Séoul, vous compléterez souvent par le bus. Bonne nouvelle déjà dite : votre carte T-money marche pour tout.
Le vrai piège, c’est la navigation. Google Maps est bridé en Corée : les itinéraires à pied et en transport y sont incomplets, et c’est encore plus gênant à Busan, où vous jonglerez entre bus et métro pour atteindre un temple excentré comme Haedong Yonggungsa. On utilise donc Naver Map ou KakaoMap, bien plus précises. Pour rejoindre un site mal desservi, commandez un taxi via Kakao T : vous évitez d’avoir à dicter l’adresse en coréen. Et au marché Jagalchi, Papago traduit un nom de poisson ou une étiquette en deux secondes. Toutes ces applis ont besoin de data, le détail est dans nos 9 applis indispensables.
Un mot sur l’entrée en Corée, valable que vous arriviez par Séoul ou directement à Busan. Le K-ETA, l’autorisation électronique de voyage, reste exempté pour les Français jusqu’au 31 décembre 2026. Une e-Arrival Card gratuite remplace la fiche papier de débarquement ; la procédure évolue, reconfirmez-la avant le départ via notre guide des formalités Corée du Sud.
Plutôt que de chercher une SIM en arrivant ou de subir le roaming, activez une eSIM Corée du Sud avant de partir. Vous êtes connecté dès la descente du KTX, sur un réseau parmi les plus rapides de la planète : la 4G coréenne tourne autour de 100 Mbps, la 5G dépasse souvent 500 Mbps.
- Gamcheon avant 10h en semaine : meilleure lumière, moins de foule.
- Temple Haedong Yonggungsa : gratuit, 108 marches, accès en bus ou taxi.
- Marché Jagalchi le matin : on choisit son poisson, on le mange à l’étage.
- Gwangalli le soir pour le pont Gwangan illuminé, le plus beau spot gratuit.
- Naver Map, Kakao T et Papago plutôt que Google Maps, et une eSIM active dès l’arrivée.
- K-ETA exempté pour les Français jusqu’à fin 2026 ; e-Arrival Card gratuite avant le départ.
Avec Orange, le service de plus de 300 millions de clients, vous voyagez l’esprit tranquille : +200 destinations couvertes, assistance humaine 24/7, et 100 % remboursé si vous n’utilisez pas votre eSIM.
Activez votre eSIM avant le départ : connecté dès la descente du KTX, du marché Jagalchi aux plages.

